Le Visage Vert : une revue de littérature
Depuis sa naissance en octobre 1995, le Visage Vert a publié 21 numéros (le dernier en date de novembre 2012). Sous l’appellation générique de « Revue de littérature » (il s'intéresse au fantastique, mais aussi à l’anticipation ancienne, au bizarre, à l’absurde ou au mystère), le Visage Vert se présente comme une revue de découvertes, de traductions (ou de retraductions), d’essais et d’illustrations. Tel un archéologue dévoué aux marges de la littérature, le Visage Vert arpente les genres et les mouvements esthétiques liés à l’imaginaire.À son actif, la publication de plus de 100 nouvelles, légendes et contes, soit près de 80 écrivains de différentes nationalités, de l’époque romantique allemande à nos jours (James Hogg, Max Beerbohm, Petrus Borel, R.W. Chambers, Le Fanu, C.W.S. Contessa, Algernon Blackwood, M. P. Shiel, Edward Lear, Lord Dunsany, Oliver Onions, Catulle Mendes, Edward Heron Allen, Edoardo Calandra, William Charlton, Sarban, Vernon Lee, Rhoda Broughton, Ernest Bramah, Friedrich Laun, Frédéric Boutet, Eric Stenbock, Michael Arlen, Owen Oliver, Arsène Houssaye, Bret Harte, Hanns Heinz Ewers, Mervyn Peake, Stephen Leacock, Bram Stoker, Horacio Quiroga, Mary Shelley, Arthur Machen, Musaüs, Leopoldo Lugones, Norbert Sevestre, Edward George Bulwer Lytton etc.). Autant d’essais également, d’articles de fond et de présentations d’auteurs, indispensables lorsqu’il s’agit de faire revivre les oubliés ou les laissés pour compte de l’histoire littéraire.
Ce projet s’est constitué au fil des numéros, au gré de la fantaisie de son directeur, Xavier Legrand-Ferronnière, et de ses collaborateurs, spécialistes de l’imaginaire, chercheurs internationaux, universitaires de tous horizons, traducteurs, amateurs tout simplement... Un seul objectif : faire partager avec ses lecteurs les plaisirs de la redécouverte d’auteurs et d’illustrateurs rares, de textes fondateurs et de mises en scène contextuelles érudites. La revue n’est pas attachée au seul patrimoine littéraire français (les auteurs du monde anglo-saxon sont majoritaires) ; elle souhaite explorer mieux encore d’autres domaines linguistiques, européens en priorité, mais aussi sud-américains ou asiatiques.
Hébergé chez Joëlle Losfeld du numéro 2 au numéro 13, le Visage Vert a ensuite été relancé chez Zulma pour les numéros 14, 15, 16 et 17. À partir du numéro 18 (juin 2011), la revue est désormais éditée par Le Visage Vert lui-même. Il redevient semestriel et il est possible de s'abonner.
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☛ Sur ce site il est possible de commander les numéros 2 à 16, puis à partir du n°18 (paiement par chèque ou par Paypal). Attention : les n° 1 et 17 sont épuisés. Pour ce dernier numéro, une bonne partie du stock a été "perdu" (véridique) par l'ancien distributeur. Si quelqu'un remarque des piles de VV17 en solderie ou autre, merci de me prévenir !
Le Visage Vert : un blog
☛ La revue anime un blog qui complète ce site et fait office, quand la place nous manque dans la revue, de cahier critique.
Le Visage Vert : des ressources bibliographiques
☛ Une bibliographie (principalement de la littérature fantastique publié en France) en cours d'élaboration (mises à jour irrégulières...). Les mises à jour sont arrêtées depuis plusieurs mois, dans l'attente du lancement d'un nouveau site Internet (janvier ou février 2013… en fait plutôt mars ou avril…).
Le Visage Vert : une collection d'ouvrages
En outre, le Visage Vert s'est également lancé dans la petite édition, suivant la même démarche de découverte et de mise en lumière d'œuvres anciennes et contemporaines. Seize titres déjà parus, dont le dernier, Les Saisons, est un recueil de quatre nouvelles fantastiques de l'écrivain roumain Ana Blandiana, l'une des invitées du Salon du livre de Paris 2013. Quelques titres sont en préparation pour 2013 (Une anthologie fin de siècle sur les sirènes proposée par Delphine Durand, des recueils de Jules Lermina, etc.)
☛ les ouvrages qu'il est possible d'acheter en ligne (paiement par chèque ou par Paypal).
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Nouveauté de mars 2013
Les Saisons par Ana Blandiana.
Au début je n’ai vu que la flamme, trop proche de mes
yeux, puis j’ai éloigné ma main en tendant le bras,
essayant de voir au-delà. J’ai cru que je m’étais
trompée, tant la vision a été brève avant que le bois ne
se soit totalement consumé, et tellement incroyable. Ce
n’étaient pas des icônes. C’était un mur ou un haut
paravent, parcouru de lentes ondulations, complètement
recouvert de… Saisie de fièvre j’ai cherché une autre
allumette que j’ai allumée brusquement le plus loin
possible. Oui, c’étaient des milliers d’ailes de
papillons qui se balançaient à un rythme à peu près
semblable, c’étaient en fait des milliers de papillons
posés sur ce mur ou ce paravent vertical, sur ce
soi-disant autel, posés de telle sorte que, d’en face, de
là où j’étais, on ne voyait pas leurs corps, on ne voyait
que les bords de leurs ailes formant une surface presque
compacte, striée, hachurée et animée d’un mouvement
difficile à décrire, comme…
Née à Timisoara en 1942, Ana Blandiana est l’auteur de
vingt-deux recueils de poèmes, de nombreux essais, d’un
roman, Le Tiroir aux applaudissements, et de
nouvelles fantastiques. Pour cet auteur qui a su toujours
allier subtilité poétique, conscience civique et lutte
contre la dictature, « le fantastique n’est pas l’opposé
du réel, il n’en est qu’une représentation plus chargée
de sens ». À partir des années 80, Blandiana écrit des
textes de protestation contre le régime communiste
roumain qui lui valent plusieurs interdictions de
publication dans son pays. Les Saisons, recueil
paru en 1977, est une introduction vibrante à cette œuvre
déjà traduite dans plus de vingt langues mais encore trop
peu connue en France.
Nouveauté de novembre 2012
Le Visage Vert n° 21 • Revue de littérature.
Au sommaire de ce numéro : Deux contes fantastiques de
l'écrivain suisse John Bedot, et une courte
fiction inédite de Lafcadio Hearn précèdent un important
dossier consacré au thème du masque. Le dossier s'ouvre
sur une étude de Michel Meurger : « Le Secret du
masque ». Elle est suivie de quatre nouvelles dont trois
sont inédites en français : « Les Faulx-Visaiges » [1891]
de Marcel Schwob, « Le Masque » [1892]
de Richard Marsh, « L'Œil du masque de
pierre » [1908] de l'Autrichien Bodo
Wildberg et une nouvelle contemporaine de
Nicholas Royle, « Le Leurre » [2010].
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Nouveauté de août 2012
En quête de l’Inconnu par Robert W. Chambers.
« La clarté diffuse qui s’attarde parfois après le départ
des étoiles baignait la crique et la plage d’un éclat
tremblant et nébuleux. J’entendis susurrer les courants
sous le fracas adouci des rouleaux se brisant sur les
rochers – jamais ce bruit ne m’avait paru aussi net.
Puis, comme je fermais la fenêtre, je vis un homme debout
dans l’eau qui lui arrivait aux chevilles, seul au sein
de la nuit. Mais… était-ce bien un homme ? Car sa
silhouette se mit soudain à courir à quatre pattes sur la
grève, vive comme un scarabée, agitant ses membres comme
si c’étaient des antennes. Avant que j’aie pu rouvrir la
fenêtre, la créature plongea dans les vagues et, lorsque
je repassai la tête au-dehors, sentant tomber sur moi une
ondée glaciale, je ne distinguai rien hormis le jusant
rampant sur la plage – je n’entendis rien si ce n’est le
ronronnement des bulles sur le sable tourbillonnant. »
Science-fiction « biologique », aventures zoologiques
et paléontologiques, ou quêtes désespérées de faux
animaux et de créatures inconnues : voilà ce qui unifie
ces nouvelles écrites entre 1896 et 1904 et rassemblées
la même année sous forme de roman. Ouvrage méconnu, et
longtemps sous-estimé, En quête de l’Inconnu
mêle pourtant avec brio ironie, burlesque et romance,
révélant ainsi le talent satirique de son auteur, plus
connu jusqu’ici pour ses récits fantastiques et de
terreur. La contextualisation indispensable à la lecture
des aventures du Pr Farrago et de son secrétaire,
Gilland, est donnée par Michel Meurger dans son étude
« Le Monde perdu au parc du Bronx. Une version ludique de
l’aventure zoologique ».
Nouveauté de juin 2012
Le Visage Vert n° 20 • Revue de littérature.
Au sommaire de ce numéro : Trois contes fantastiques de
Émile Verhaeren, regroupés sous le titre générique
de Contes de minuit [1884], non repris en volume
depuis 1921 ; suivis par une étude inédite de Éric
Lysøe (« Verhaeren ou l’art fantastique »). Une
nouvelle fantastique allemande de Jakob Elias
Poritzky (« L’Inconnu », 1913), suivie d'une étude de
Michel Meurger : « Poritzky ou le sommeil de la
raison ». Un essai fantastique inédit de Mary
Shelley, « Des fantômes » [1824], précède trois
nouvelles de fantômes : la première de Catulle
Mendès (« L'Étang », [1868], la deuxième de
l'Américaine Jane Pentzer Myers (« L’Esprit du
maïs », [1901], et la troisième, parodique, de Jerome
K. Jerome (« Le Moulin hanté » [1891]). Le numéro
s'achève sur la seconde partie du dossier de François
Ducos (première partie dans notre n° 18), consacré au « Gorille voleur
de Femmes », s'attachant à évoquer le primate
amateur de femmes dans les œuvres de fiction. Pour
illustrer cette thématique, nous proposons une
version révisée et complétée d'un conte de 1829 («
Les Pongos »), de l'Écossais James Hogg,
jadis paru dans la Revue de Paris.
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Nouveauté de mars 2012
Exit Vienna
(roman) par Jean-Pierre Naugrette.
« Le petit homme, le vieillard levait les yeux. Il
contemplait le ciel anglais clair délavé. Il marquait un
temps d’arrêt, parfois quelques minutes. Puis il
saisissait, non sans difficulté, le journal, poids
disproportionné dans ses mains maigres. La plupart du
temps, il ne touchait même pas aux gâteaux empilés sur
une assiette. Il ne buvait pas son café, ou alors, une
toute petite tasse, qui suffisait à colorer sa barbe
blanche d’une tache brune. La plupart du temps, il
somnolait. Souvent, il dormait, la tête protégée du
soleil par un galurin à l’ancienne. D’après ce que l’on
pouvait voir, c’était quelqu’un de très soigné. Lorsqu’il
rejetait un instant le plaid, on distinguait très bien,
surtout avec une vue plongeante, qu’il portait un
costume de tweed en riche laine, un gilet de la même
étoffe, une cravate foncée à pois blancs. Pourquoi un tel
raffinement, alors qu’il passait le plus clair de sa
journée à somnoler, à dormir sous les branches ? »
Ancien normalien, agrégé d’anglais, Jean-Pierre
Naugrette est professeur de littérature anglaise à Paris
III. Spécialiste – entre autres – de R. L. Stevenson, il
a publié R. L. Stevenson : l’aventure et son
double (PENS, 1987), traduit L’Étrange cas du Dr
Jekyll et de Mr Hyde (Le Livre de Poche bilingue),
Le Creux de la vague (GF-Flammarion) et Le
Jardin de poèmes enfantins en édition bilingue
(Circé). Il est l’auteur de trois romans, Le Crime
étrange de Mr Hyde (1998), Les Hommes de cire
(2002 ; rééd. Visage Vert, 2010) et Les Variations
Enigma (2006). Il a codirigé un colloque
international Stevenson-Doyle à Cerisy, dont les actes
ont paru en 2003 sous le titre Stevenson-Doyle :
aventures de la fiction (Terre de Brume). Il est
membre du Conseil de Rédaction de la Revue des Deux
Mondes.
Illustration de couverture de Marc Brunier-Mestas.
Illustration de couverture de Marc Brunier-Mestas.
Nouveauté de janvier 2012
Divertissements transylvaniens
par Cristián Vila Riquelme.
« …ce fut quand j’éteignis ma lampe que les nautiles
passèrent au-dessus de ma tête en laissant un sillage
rose et lumineux ; alors, j’installai quelques filets et
décidai de remonter à la surface, où mes yeux à
l’apparence hallucinée surprirent à tel point mes
compagnons, qu’au lieu de me demander quoi que ce soit,
ils se contentèrent d’installer la bouée, retournant à
Coquimbo en silence ; de ce moment, fasciné par le désir
de me retrouver avec les nautiles, je revenais avec
insistance à ce point du Pacifique marqué d’une bouée
jaune et assez éloigné des côtes de Coquimbo et de la
Serena, où en plus de la récolte d’immenses locos,
picorocos, et autres fruits de mer tout aussi
succulents, je continuai de découvrir que le monde
sous-marin est encore plus vaste que la terre. »
Cristián Vila Riquelme, romancier, poète, essayiste,
est né à Villalemana en 1955. S’exilant en Europe dans
les années 70, il vécut à Berlin et à Paris où la majeure
partie des textes de ce recueil ont été écrits. Il
retourne au Chili en 1991, et s’installe à Horcón,
village de pêcheurs de la côte Pacifique. Il a obtenu de
nombreux prix pour ses œuvres poétiques et a collaboré à
divers journaux et revues.
Postface de Roger Bozzetto.
Traduit de l’espagnol (Chili) par Philippe Muller.
Illustrations de Raúl Schneider.
Illustration de couverture de Marc Brunier-Mestas.
Postface de Roger Bozzetto.
Traduit de l’espagnol (Chili) par Philippe Muller.
Illustrations de Raúl Schneider.
Illustration de couverture de Marc Brunier-Mestas.
Nouveautés de novembre 2011
Le Visage Vert n° 19 • Revue de littérature.
Au sommaire de ce numéro : « La Cité des tortures »
[1906] : une nouvelle de René Thévenin tirée du
Journal des voyages et commentée par Michel
Meurger : « Célestes ou infernaux ? ». L'évocation
fantasmatique début de siècle de la Chine vue par
Thévenin est complétée par un récit de torture de
l'explorateur anglais Harry de Windt (« L’Oiseau
gris » [1910]), et d'un second commentaire de Michel
Meurger : « Un bestiaire de la cruauté». Suivent :
une ghost story victorienne de Rhoda Broughton («
La Vérité, toute la vérité et rien que la vérité »
[1868]), un conte romantique de Ernst Raupach («
Le Voyage » [1823]), un article de François Ducos
sur l'illustrateur Jacques Leclerc, une fiction moderne
américaine de H. V. Chao et une fantaisie
“paléontologique” — proposée par Norbert Gaulard — de
Théophile Bergerat (« Curieux assassinat du
professeur Gusmaüer » [1904]. Les abonnés reçoivent un
supplément en couleur.
Du côté de… ; récits par Undine Gruenter.
Née à Cologne en 1952, Undine Gruenter est l’auteur de
nombreux romans à l’écriture finement ciselée. Elle a
vécu plus d’une décennie à Paris, où elle est décédée en
2002.
De ces années parisiennes sont issues les trois miniatures (non fantastiques) traduites ici, extraites du recueil allemand Pariser Libertinagen, paru en 2005.
De ces années parisiennes sont issues les trois miniatures (non fantastiques) traduites ici, extraites du recueil allemand Pariser Libertinagen, paru en 2005.
Ouvrages déjà parus
☛ Nonnes par Michael Siefener
☛ Double par Jean Collier.
☛ Retour à Walker Alpha par Jean-Pierre Naugrette.
☛ Les Hommes de cire par Jean-Pierre Naugrette.
☛ Le Marais aux sorcières par Paul Busson.
☛ Lamont par Anne-Sylvie Salzman.
☛ La Sirène / Das Meerweib par Stepan Ueding.
☛ L’Or Taillefert par Philippe Riviale.
☛ Edgar Allan Poe par Hanns Heinz Ewers.
☛ Yue Laou – Le Faiseur de lunes par Robert William Chambers.
☛ Études sur la mort. Contes romantiques par Comte Stanislaus Eric Stenbock.
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