Le Visage Vert : une revue de littérature

Depuis sa naissance en octobre 1995, le Visage Vert a publié 26 numéros (le dernier est daté d'octobre 2015). Sous l’appellation générique de « Revue de littérature » (il s'intéresse au fantastique, mais aussi à l’anticipation ancienne, au bizarre, à l’absurde ou au mystère), le Visage Vert se présente comme une revue de découvertes, de traductions (ou de retraductions), d’essais et d’illustrations. Tel un archéologue dévoué aux marges de la littérature, le Visage Vert arpente les genres et les mouvements esthétiques liés à l’imaginaire.
À son actif, la publication de plus de 150 nouvelles, légendes et contes, soit près de 80 écrivains de différentes nationalités, de l’époque romantique allemande à nos jours (James Hogg, Max Beerbohm, Petrus Borel, R.W. Chambers, Le Fanu, C.W.S. Contessa, Algernon Blackwood, M. P. Shiel, Edward Lear, Lord Dunsany, Oliver Onions, Catulle Mendes, Edward Heron Allen, Edoardo Calandra, William Charlton, Sarban, Vernon Lee, Rhoda Broughton, Ernest Bramah, Friedrich Laun, Frédéric Boutet, Eric Stenbock, Michael Arlen, Owen Oliver, Arsène Houssaye, Bret Harte, Hanns Heinz Ewers, Mervyn Peake, Stephen Leacock, Bram Stoker, Horacio Quiroga, Mary Shelley, Arthur Machen, Musaüs, Leopoldo Lugones, Norbert Sevestre, Edward George Bulwer Lytton etc.). Autant d’essais également, d’articles de fond et de présentations d’auteurs, indispensables lorsqu’il s’agit de faire revivre les oubliés ou les laissés pour compte de l’histoire littéraire.
Ce projet s’est constitué au fil des numéros, au gré de la fantaisie de son directeur, Xavier Legrand-Ferronnière, et de ses collaborateurs, spécialistes de l’imaginaire, chercheurs internationaux, universitaires de tous horizons, traducteurs, amateurs tout simplement... Un seul objectif : faire partager avec ses lecteurs les plaisirs de la redécouverte d’auteurs et d’illustrateurs rares, de textes fondateurs et de mises en scène contextuelles érudites. La revue n’est pas attachée au seul patrimoine littéraire français (les auteurs du monde anglo-saxon sont majoritaires) ; elle souhaite explorer mieux encore d’autres domaines linguistiques, européens en priorité, mais aussi sud-américains ou asiatiques.

Hébergé chez Joëlle Losfeld du numéro 2 au numéro 13, le Visage Vert a ensuite été relancé chez Zulma pour les numéros 14, 15, 16 et 17. À partir du numéro 18 (juin 2011), la revue est désormais éditée par Le Visage Vert lui-même. Il redevient semestriel et il est possible de s'abonner.
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☛ Sur ce site il est possible de commander les numéros 2 à 26 (paiement par chèque ou par Paypal). Attention : le n° 1 est épuisé. Le stock du numéro 17, un temps porté manquant chez le distributeur, a été retrouvé… Pour ceux qui n'avaient pas eu la possibilité de le commander au moment de sa sortie en octobre 2010, c'est désormais possible ici.

Le Visage Vert : un blog


☛ La revue anime un blog qui complète ce site et fait office, quand la place nous manque dans la revue, de cahier critique.

Le Visage Vert : des ressources bibliographiques


☛ Une bibliographie (principalement de la littérature fantastique publié en France) en cours d'élaboration (mises à jour irrégulières...). Les mises à jour sont arrêtées depuis plusieurs mois, dans l'attente du lancement d'un nouveau site Internet (on donnera une date, un jour… ).

Le Visage Vert : une collection d'ouvrages


En outre, le Visage Vert s'est également lancé dans la petite édition, suivant la même démarche de découverte et de mise en lumière d'œuvres anciennes et contemporaines. Vingt-trois titres déjà parus, dont le deuxième recueil d'Anne-Sylvie Salzman, Vivre sauvage dans les villes, Chants de désir, chants de morts, un recueil de contes, nouvelles et poèmes fantastiques français (période 1880-1920) consacré aux sirènes, et dernièrement L'Animal blanc (1904) une nouvelle de l'écrivain allemand Georg von der Gabelentz (1868-1940). Enfin, cette fin d'année a été riche en parutions : Le Club des défis de l'humoriste anglais Barry Pain, un recueil d'essais consacrés à Sherlock Holmes par Jean-Pierre Naugrette (Détections sur Sherlock Holmes), un recueil d'Yves Letort : Le Fleuve, illustré par Céline Brun-Picard. et enfin un court roman de Philippe Riviale, L'Enlèvement d'Elsa.

À paraître prochainement : des rééditions, dont Lilith de Rémy de Gourmont. Le Visage Vert n°27 est en préparation.

les ouvrages qu'il est possible d'acheter en ligne (paiement par chèque ou par Paypal).

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Nouveauté de décembre 2015

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L'Enlèvement d'Elsa
par Philippe Riviale.
Roman
Illustrations de l'auteur

« J’ai trouvé, dans une brocante, de très vieux cahiers manuscrits. Une ébauche d’intitulé laissait entendre qu’il s’agissait de fragments, supposés retrouvés, d’Edgar Poe, traduits par Étienne Mangematin. J’ai quelque connaissance de ce faussaire de talent ; il a publié en 1841 un Court traité de logique non mathématique, ouvrage disparu aujourd’hui. Mais il m’est surtout cher pour ses pamphlets magnifiques contre Victor Cousin, le prince des ânes, et contre MM. Thiers & Guizot, précurseurs de la pensée marchande. Je publierai peut-être un jour ces pamphlets. Le récit que voici, je l’ai reconstitué, à partir de la pseudo-traduction. Comme dans le Mystère d’Edwin Drood, de Dickens, la fin manquait ; l’énigme restait sans solution. Par l’une de ces prestidigitations que l’on juge impossibles, j’ai, un jour, en fouillant une malle très vieille remisée sur une très haute étagère de la cave, chez mes parents, fait sortir du trou de mémoire le chapitre qui manquait. Le lecteur jugera ; il lui faudrait cependant disposer des principes de logique non mathématique. »


Philippe Riviale est docteur d’État en droit public, major de l’agrégation de sciences sociales, professeur de Première supérieure, chercheur associé à l’Institut d’histoire de la Révolution française Paris I – CNRS. Il a notamment publié au Visage Vert L’Or Taillefert (2009) et, en 2012, aux éditions Attila, Demain vous entrez dans la conjuration (« ce livre d’une beauté irréelle », Le Monde).


Un volume de 145 x 215, 204 p., 18 euros
isbn : 978-2-918061-34-2
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Nouveauté de novembre 2015

Visage vert 26


Le Visage Vert n° 26 • Revue de littérature.

Dans le registre des lieux maudits ou hantés, John Buchan nous avait déjà étonnés avec « Skule Skerry » (Le Visage Vert n° 17). Avec « Fullcircle » – un titre que nous n’avons pas souhaité traduire –, l’auteur écossais a conçu une variation inédite sur la maison hantée.
En hommage moderne au thème du double, Jean-Pierre Chambon propose une nouvelle pleine de verve qui devrait réjouir les collectionneurs (la collection, une autre forme de hantise…). Pour illustrer ce texte, deux collages de Claude Ballaré que nous sommes très heureux d’accueillir dans ces pages.
Avec Eugène Hollande (1866-1931), c’est un acteur discret du fantastique français que nous publions. Poète avant tout, sa rare prose est marquée diversement par le symbolisme, l’influence de contemporains comme Maupassant ou Marcel Schwob, avant d’être inspirée par une sorte de spiritualisme, de spiritisme presque, stimulé par les deuils de la Grande Guerre.
François Ducos poursuit sa saga des détectives du surnaturel entamée dans notre numéro 15 (juin 2008). Il inspecte, entre autres, les fascicules de Fascinax (1921), puis s’attarde sur quelques grandes figures du fantastique populaire des années 1930 comme Gaston Boca ou Robert Jean-Boulan et relève enfin les titres les plus singuliers de l’incroyable production policière de l’étrange Edward Brooker.
La traduction inédite – et érudite –, due à Adrian Adler, d’un extrait d’une nouvelle d’anticipation du romancier italien Ippolito Nievo (1831-1861) nous permet d’évoquer la popularité grandissante en pleine révolution industrielle du motif de l’homme mécanique – même si le vocabulaire alchimique n’a pas entièrement disparu. En contrepoint anglo-saxon et sur le même thème, nous proposons un conte macabre de Jerome K. Jerome.
Au rayon des curiosités dix-neuviémistes voici Édouard Romberg et sa fantaisie romaine (à laquelle fait écho un texte de Marie de Solms dans notre supplément). Marie de Grandfort – avec ses « Longs bras » – et Francesco Tonolla, dans un étonnant double pastiche de Théophile Gautier et d’Ugo Tarchetti, viennent compléter cette livraison. Quant à notre ami américain H. V. Chao (voir aussi notre numéro 19), un séjour dans le Gers il y a cinq ans lui a inspiré une troublante « Guérison ».

Les abonnés reçoivent en supplément : Une nouvelle de Marie de Solms (« La Tina dei Fada »).

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Un volume de 160 x 240, 192 p., 17 euros
isbn : 978-2-918061-33-5
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Nouveauté de septembre 2015

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Le Fleuve
par Yves Letort.
Nouvelles
Illustrations de Céline Brun-Picard

« Entrez, mais entrez donc, cher monsieur. Je vous attendais, comme votre carte me priait de le faire. Peu de visiteurs par­viennent jusqu’ici et une part nullement négligeable de ceux-là s’abuse de la façade de cette demeure. Quelques-uns ont dû tourner les talons songeant que l’on s’était moqué d’eux. Et que dire, lorsqu’on en franchit le seuil ? Mes escaliers sont vétustes et sales ; cette porte même est lépreuse et pourrait être un fort indice de déconvenue. Je connais tout cela. Je ne puis ni ne veux y remédier. Il n’est pas dans le caractère de cette bâtisse et de son occupant de se farder. Je suis et demeurerai, à l’égal de mon voisinage, aise de la sérénité que nous offre cette décrépitude. »


Yves Letort est né en 1960 à Rennes. Au milieu des années 1990, il fonde la désormais mythique maison de micro-édition, L’Astronaute Mort, qui publia notamment trois textes d’André Ruellan. Ce dernier exerça une influence essentielle sur Yves Letort, qui a donné depuis plusieurs nouvelles à des revues. Le Fleuve est son premier recueil.

Céline Brun-Picard est peintre et illustratrice. Elle expose régulièrement depuis une quinzaine d’années.


Un volume de 145 x 215, 126 p., 13 euros
isbn : 978-2-918061-32-8
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Nouveauté de août 2015

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Détections sur Sherlock Holmes
par Jean-Pierre Naugrette.

Sous le regard admiratif du Dr Watson, Sherlock Holmes apparaît souvent comme lecteur de manuscrits, de cryptogrammes, de documents dans lesquels il déchiffre un sens caché. Le célèbre détective de Conan Doyle examine à la loupe les « signes, traces, pistes » (Carlo Ginzburg) que recèle le grand livre du monde : il incarne un type de lecture attentive à la « signature des choses » (Giorgio Agamben). De son côté, le lecteur de romans policiers est selon Jorge Luis Borges soupçonneux, au sens où il traque la véracité des récits et des énoncés qui lui sont proposés. La version des faits qui clôt l’enquête est-elle parfaitement fiable ? Certains indices ne sont-ils pas cachés, ou trompeurs ? Ces Détections sur Sherlock Holmes, qui couvrent tout le canon holmésien, transforment le lecteur en détective capable d’enquêter, avec sa propre méthode d’investigation, sur un univers où l’analyse logique le dispute aux tours de passe-passe, au déguisement, à la mystification. Si pour Borges « la solution du mystère » est « toujours inférieure au mystère lui-même », le lecteur peut à son tour se transformer en détective du mystère.


Ancien normalien de la rue d’Ulm, agrégé d’anglais, Jean-Pierre Naugrette est traducteur et professeur de littérature anglaise du XIXe siècle à la Sorbonne-Nouvelle Paris III. Spécialiste de R. L. Stevenson et de Sir Arthur Conan Doyle, il travaille sur le fantastique et le policier à l’époque victorienne, ainsi que sur le roman d’aventures. Il a codirigé deux colloques internationaux à Cerisy-la-Salle, l’un sur Stevenson et Doyle, l’autre sur Sherlock Holmes. Trois de ses romans entrecroisent dans une trilogie le roman policier et le conte fantastique : Le Crime étrange de Mr Hyde (Actes Sud), Les Hommes de cire (Le Visage Vert), et Les Variations Enigma (Terre de Brume). Son dernier roman, Exit Vienna, paru au Visage Vert en 2012, construit une fiction policière et d’espionnage autour des derniers jours de Freud à Londres et à Vienne.


Un volume de 155 x 240, 314 p., 20 euros
isbn : 978-2-918061-31-1
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Nouveauté de juin 2015

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Le Club des défis
par Barry Pain.
— Traduit de l’anglais (Royaume-Uni)
par Jean-Louis Corpron.
— Illustrations d'Arthur Garratt.

Le Club des défis se réunissait pour sa quarante-troisième séance. Le repas terminé, les convives avaient pris place dans une pièce vaste et confortable où devaient se tenir les délibérations. Elle était équipée d’une desserte, opportunément chargée de provisions à l’intention des fumeurs – c’est-à-dire tout le monde – et de rafraîchissements en quantité suffisante pour assurer le bon déroulement de la soirée. Dans le brouhaha des conversations, un ou deux garçons de service s’affai­raient encore, débarrassant une tasse à café, proposant une liqueur, ou disposant un cendrier et des allumettes à portée de main sur l’un des guéridons. Au milieu des volutes bleues de la fumée des cigares, M. Pusely-Smythe, de cet air lugubre qui lui était coutumier, arrivait à la chute d’une histoire à mourir de rire.


De son nom complet Barry Eric Odell Pain (1864-1928), cet écrivain anglais (déjà connu des lecteurs du Visage Vert) fut tour à tour journaliste, romancier, nouvelliste et poète. Il a abordé tous les genres littéraires alors en vogue dans l’Angleterre de l’époque édouardienne : la detective story, le fantastique, la littérature pour enfants et surtout l’humour, comme en témoignent les ingénieux problèmes du Club des défis publiés en 1917 et 1918.


Un volume de 155 x 235, 154 p., 15 euros
isbn : 978-2-918061-30-4
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Nouveautés de février 2015

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L'Animal blanc
par Georg von der Gabelentz.
— Illustrations de Stepan Ueding.
— Couverture de Marc Brunier-Mestas.

« Les histoires extravagantes racontées par cet homme reflétaient-elles la vérité ou étaient-elles le fruit d’un cerveau dérangé ? Pour le médecin que je suis, une chose au moins était certaine : le malheureux souffrait d’une forme de délire de persécution causé par son crime, d’une irritabilité maladive des nerfs, or l’ambiance à vrai dire très particulière et fantomatique de cette nuit – qui, moi aussi, m’affectait irrésistiblement – exacerbait les symptômes à l’extrême. »


Georg von der Gabelentz (1868-1940) est l'auteur d'une dizaine de recueils de nouvelles et de plusieurs romans fantastiques publiés entre 1904 et 1935. « L’Animal blanc. Un conte nocturne », traduit par Élisabeth Willenz, est extrait de son premier recueil : Das weisse Tier. Novellen (Berlin : Egon Fleischel, 1904).


Un volume de 145 x 145, 62 p., 7 euros
isbn : 978-2-918061-29-8
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Le Visage Vert n° 25 • Revue de littérature.

C’est un sommaire plutôt éclectique que nous offrons aujourd’hui à nos lecteurs. Gageons que leur patience, qui aura été mise à rude épreuve – notre dernière livraison date, en effet, de juin 2014 –, sera justement récompensée.
Le deuxième article consacré aux loups-garous dû à Michel Meurger ouvre le présent numéro. Il explore cette fois-ci le garouage de la Renaissance au Siècle des lumières, celui-là même des brigands meneurs de loups et de la Bête du Gévaudan. Un court récit du polygraphe Rétif de la Bretonne, « La Bête excommuniée », ponctue cette étude et nous donne dans le même temps un exemple rare de conte fantastique des origines (1784).
« Ce qui m’inquiète et m’intéresse le plus dans la vie, ce sont le péché et la nuit », telle est la profession de foi d’Antonio de Hoyos y Vinent, sorte d’alter ego ibérique d’un Jean Lorrain des années 1920. Ce sont deux contes fantastiques que nous reprenons de ce « dandy aristocrate, humaniste et libertaire », que Norbert Gaulard évoque dans sa présentation . À la même période, mais dans un registre plus classique de hantise post-victorienne, Jessie Douglas Kerruish a imaginé une chute des plus surprenantes pour « La Danse du spectre ». L’originalité de ce texte tient en outre au « métier » de son héros, Lester Stukeley, un détective de l’occulte.
Rares sont nos incursions dans les lettres flamandes d’expression française. D’où notre plaisir de proposer « La Porte », un texte inédit de 1947 dû à Guy Vaes et précurseur de ses grandes œuvres romanesques placées sous le signe de l’étrange, à commencer par Octobre, long dimanche (1954). En plus de nous avoir guidés vers ce texte, publié avec l’accord de Mme Vaes, que nous remercions vivement, Danny De Laet nous invite dans son article à une belle et érudite évocation du fantastique flamand.
N’oublions pas la chronique « En cimaise » de François Ducos – consacrée au parcours d’Édouard Yrondy –, ainsi que les deux légendes enjouées, d’inspiration médiévale, écrites et illustrées par leur auteur, Albert Robida. Le premier récit fut publié dans un recueil d’hommages à l’illustrateur Louis Moulignié, qu’introduit pour nous Fabrice Mundzik.

Les abonnés reçoivent en supplément : un jeu de 4 cartes en couleurs reproduisant des dessins publicitaires pour un recueil d'Antonio de Hoyos y Vinent.

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Un volume de 160 x 240, 192 p., 17 euros
isbn : 978-2-918061-28-1
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Nouveautés de juin 2014

Vivre sauvage dans les villes salzman
Vivre sauvage dans les villes
par Anne-Sylvie Salzman.
— Illustrations de Stepan Ueding.
— Couverture de Marc Brunier-Mestas.

« Et cet animal dont Keiko sent maintenant l’odeur mouillée, gémit, gronde, et prononce horriblement, au beau milieu de sa plainte informe, le nom de mère. Keiko tend la main vers la bête, la secoue, pour la chasser – « Mère, mère… » – rentre dans la maison, fait claquer sur le montant de la porte-fenêtre le loquet de la vitre coulissante. La bête s’avance ; Keiko ne voit que le fond de ses yeux briller, presque orange, de l’autre côté de la vitre. Elle tire le rideau et s’assied face à la bête qu’elle ne voit plus. L’autre gratte à la porte et glapit – puis : « Mère », d’une voix inhumaine et pâteuse. »


Anne-Sylvie Salzman est l’auteur d’Au bord d’un lent fleuve noir (Joëlle Losfeld, 1997), de Sommeil (José Corti, 2000) et de Lamont (Le Visage Vert, 2009).
Vivre sauvage dans les villes est son deuxième recueil de nouvelles. Les textes de Lamont et de Vivre sauvage dans les villes ont été publiés en anglais par Tartarus Press sous le titre Darkscapes (traduction en anglais de William Charlton).
Stepan Ueding, Berlinois d’adoption, est peintre, illustrateur et vidéaste. Il collabore régulièrement à la revue Le Visage Vert.


Un volume de 145 x 215, 128 p., 12 euros
isbn : 978-2-918061-26-7
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Le Visage Vert n° 24 • Revue de littérature.

Au sommaire du numéro 24 du Visage Vert, deux récits classiques de la littérature américaine, relevant de genres pour le moins différents, mais qui trouvent leur place assez naturellement dans nos pages. Tout d’abord, le surprenant « Marjorie Daw » de Thomas Bailey Aldrich qui, nous n’en doutons pas, vous fascinera autant qu’elle ensorcela, jadis, le bouillant John Flemming qui n’aurait pu imaginer plus merveilleuse compagne…
Nous quitterons ensuite le décor policé de la côte Est des États-Unis pour suivre Sanger Rainsford, chasseur émérite, sur un terrain périlleux en diable, celui de l’île du redoutable général Zaroff. De la nouvelle de Richard Connell (1924) au film d’Ernest B. Schoedsack et Irving Pichel (The Most Dangerous Game, 1932), Xavier Mauméjean vous dira tout du plus dangereux des gibiers : la chasse est ouverte, mais les jeux sont-ils déjà faits ?
Une autre jungle, aérienne celle-ci, mais tout aussi mysté­­rieuse, nous est révélée par Michel Meurger dans l’étude qu’il consacre aux récits d’aviation fantastiques du début du xxe siècle. On pourra ainsi découvrir, parmi un bestiaire peu avenant, ce « Serpent des airs » de William Page qui inspira à Conan Doyle sa fameuse « Horreur du plein ciel ».
Loin des rivières exotiques de contrées inconnues, les détectives des Ténèbres feront leur grand retour, au Fleuve Noir cette fois, depuis la création de cette maison d’édition majeure en 1949 jusqu’à nos jours, dans un nouveau volet de l’exploration méthodique et drolatique entreprise par notre limier, François Ducos.
Pour parachever ce tour d’horizon, l’Allemand Rudolf Lindau nous livrera, par l’entremise de son visionnaire tourmenté, le très russe comte Boris Stachowitch, sa curieuse théorie du « petit monde ». Maniaque ou extralucide ? À vous de voir.
Du mystère, de la passion, de l’horreur, de l’adrénaline et un zeste d’humour : un cocktail détonant pour un numéro excitant !

Les abonnés reçoivent en supplément : un jeu de 4 cartes en couleurs.

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Un volume de 160 x 240, 192 p., 17 euros
isbn : 978-2-918061-27-4
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Nouveautés de novembre 2013

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Le Visage Vert n° 23 • Revue de littérature.

Ce numéro 23 du Visage Vert rend hommage à un grand connaisseur du Detective Novel auquel il consacra une thèse monumentale, Régis Messac. Grâce à de trop confidentielles traductions dans les années 1930, dont celle d’« Animula » (« La Lentille de diamant »), récit criminel teinté de science-fiction, Messac joua un rôle méconnu dans la découverte de Fitz-James O’Brien.
Crime et vol encore, mais combinés cette fois au surnaturel ou à la folie, avec quelque ironie aussi, dans le « Pommier » de Jules Lermina, un autre habitué de nos pages.
En parlant de richesse mal acquise, que seriez-vous prêt à donner pour pouvoir jouir d’une immense fortune ? Telle est la question posée au jeune et impétueux héros de « L’Échange infernal ». Publié en 1831, ce conte fantastique est la première adaptation française de « Transformation », une nouvelle de Mary Shelley qui fit les beaux jours des plagiaires – dont Pétrus Borel – et ne cessa de connaître diverses métamorphoses au cours du XIXe siècle, comme nous l’explique Norbert Gaulard.
Vous avez toujours voulu savoir qui écrivait quoi chez les frères Rosny ? Précipitez-vous sur l’exercice d’« archéobibliographie » de Fabrice Mundzik ! Et profitez-en pour jeter un œil à l’étrange vallée des aveugles.
Ne manquez pas non plus de faire un détour, hors du temps et de l’espace, dans le labyrinthique « Cabinet » d’Yves Letort. Il réserve quelques surprises au lecteur curieux qui voudra bien s’y engager.
Retour dans ce numéro de la rubrique « En cimaise » de François Ducos. On y découvrira cette fois Jacques Blondeau, véritable stakhanoviste du dessin de presse des années 50.
Enfin, pas de bon numéro du Visage Vert sans un peu d’humour. Ici, c’est Barry Pain avec son « Club des défis » qui aura maille à partir avec une girafe. Première histoire d’une série de douze, nous publierons bientôt le volume complet des aventures de ce club si délicieusement britannique.

Les abonnés reçoivent en supplément : la première traduction de « La Lentille de diamant » (1858) de Fitz-James O'Brien (un fascicule de 20 pages).

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Un volume de 160 x 240, 192 p., 17 euros
isbn : 978-2-918061-25-0
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Chants de désir, chants de mort
Textes recueillis et postfacés par Delphine Durand.

« La lune, au loin, pâlissait les flots ; il regardait monter l’astre et, pendant que s’épandait la lumière blonde, il écoutait de flottantes harmonies. Peu à peu, elles se précisèrent, s’accrurent et il entendit une voix. Que disait-elle ? Sans doute il en comprit les étranges paroles car, brusquement, il se leva, traversa les couloirs endormis, arriva près de la porte basse qui donnait sur la falaise, l’ouvrit sans crainte et resta immobile sur le pas. La voix vint à lui plus nette et plus séductrice. C’était l’appel. Rayonnant de jubilation et de tendresse, il mit le pied sur la première marche de l’escalier conduisant à la mer, et, comme il allait descendre, il la vit. Elle sortait de la vague blanche, relevant de son bras d’albâtre ses cheveux d’or, égrenant sur son sein les perles marines. Elle continuait à chanter sans le regarder ; soudain elle leva vers lui les yeux, des yeux verts, des yeux d’abîme. »

Paul Arène • Henry Bordeaux • Bernard Lazare • Charles Le Goffic • Jules Lemaître • Camille Lemonnier • Camille Mauclair • Catulle Mendès • Pierre Mille • Henri de Régnier • Maurice Renard • Jules Ricard • Jean de Tinan • Gustave Toudouze • Renée Vivien • Jacques Yvel

Qu’elle se nomme sirène, mermaid, ou morgane… la créature mi-femme mi-poisson a parfois été considérée comme un « symbole de la faute, du péché, de la souffrance, de la malédiction, de la mort »… mais aussi de toutes les passions, donnant prétexte à d’inspirés dévoiements littéraires comme le démontre la présente anthologie. En effet, Chants de désir, chants de mort, qui rassemble pour la première fois vingt-trois textes « fin de siècle » de seize poètes et écrivains de langue française, témoigne d’un engouement aussi singulier que fécond pour la « petite femme de la mer ».


Un volume de 155 x 235, 296 p., 21 euros
isbn : 978-2-918061-24-3
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Nouveauté de juin 2013


Visage           vert 20


Le Visage Vert n° 22 • Revue de littérature.

Au sommaire de ce numéro : Plusieurs nouvelles inédites placées sous le signe de l'humour : « L'Extincteur à fantôme » (1905) de l'américain Gelett Burgess, ancêtre littéraire de certains films comme S.O.S. Fantômes d’Ivan Reitman (1984) ou encore Fantômes contre Fantômes de Peter Jackson (1996), et deux pastiches holmésiens : Le premier de Bret Harte (« L’Affaire de l’étui à cigares », 1900) et le second très court (peut-être le plus bref au monde ?) de Stephen Leacock : « Une mystérieuse affaire de détective » (1916).

Un dossier concocté par François Ducos, « Scotland  Yard au pays d’Hoffmann » fait le tour des fascicules populaires d’horreur surnaturelle. On y croise goules en goguette, zombis vengeurs et autres escadrilles de squelettes volants. Un feu d’artifice bariolé – nos abonnés le constateront grâce au supplément couleur – où le délire le dispute au kitsch, et un éclairage plein d’humour sur un domaine inconnu en France.
 Mais des monstres moins drolatiques, nés de cauchemars d’enfance, hantent ce n° 22 du Visage Vert, tels ceux de Rodolphe Töpffer (plus connu pour ses bandes dessinées – il est l’un des inventeurs du genre) dans « La Peur » (1833) ou ceux, contemporains et menaçants, de Romain Verger, dans sa nouvelle « Le Château ».
Monstres toujours, mais mythiques, avec « L’Argonaute et la Sirène » (1903) de Camille Mauclair, prélude à une anthologie à paraître aux Éditions du Visage Vert, et la première partie d’une grande étude de Michel Meurger consacrée au loup-garou.
Comme à son habitude, Le Visage Vert s’attache à faire découvrir à ses lecteurs des auteurs oubliés et des textes méconnus, telle la surprenante histoire de Lucien Prévost-Paradol qui, dans « Mon ami Hermann » (1858), met en scène la double vie d’un personnage écartelé entre le Bien et le Mal.

Les abonnés reçoivent un supplément en couleur.

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Un volume de 160 x 240, 192 p., 17 euros
isbn : 978-2-918061-23-6
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Nouveauté de mars 2013


Ana Blandiana les saisons couverture


Les Saisons par Ana Blandiana.

Au début je n’ai vu que la flamme, trop proche de mes yeux, puis j’ai éloigné ma main en tendant le bras, essayant de voir au-delà. J’ai cru que je m’étais trompée, tant la vision a été brève avant que le bois ne se soit totalement consumé, et tellement incroyable. Ce n’étaient pas des icônes. C’était un mur ou un haut paravent, parcouru de lentes ondulations, complètement recouvert de… Saisie de fièvre j’ai cherché une autre allumette que j’ai allumée brusquement le plus loin possible. Oui, c’étaient des milliers d’ailes de papillons qui se balançaient à un rythme à peu près semblable, c’étaient en fait des milliers de papillons posés sur ce mur ou ce paravent vertical, sur ce soi-disant autel, posés de telle sorte que, d’en face, de là où j’étais, on ne voyait pas leurs corps, on ne voyait que les bords de leurs ailes formant une surface presque compacte, striée, hachurée et animée d’un mouvement difficile à décrire, comme…

Née à Timisoara en 1942, Ana Blandiana est l’auteur de vingt-deux recueils de poèmes, de nombreux essais, d’un roman, Le Tiroir aux applaudissements, et de nouvelles fantastiques. Pour cet auteur qui a su toujours allier subtilité poétique, conscience civique et lutte contre la dictature, « le fantastique n’est pas l’opposé du réel, il n’en est qu’une représentation plus chargée de sens ». À partir des années 80, Blandiana écrit des textes de protestation contre le régime communiste roumain qui lui valent plusieurs interdictions de publication dans son pays. Les Saisons, recueil paru en 1977, est une introduction vibrante à cette œuvre déjà traduite dans plus de vingt langues mais encore trop peu connue en France.

Un volume de 145 x 215, 162 p., 15 euros
isbn : 978-2-918061-20-5
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Nouveauté de novembre 2012


Visage           vert 21


Le Visage Vert n° 21 • Revue de littérature.

Au sommaire de ce numéro : Deux contes fantastiques de l'écrivain suisse John Bedot, et une courte fiction inédite de Lafcadio Hearn précèdent un important dossier consacré au thème du masque. Le dossier s'ouvre sur une étude de Michel Meurger : « Le Secret du masque ». Elle est suivie de quatre nouvelles dont trois sont inédites en français : « Les Faulx-Visaiges » [1891] de Marcel Schwob, « Le Masque » [1892] de Richard Marsh, « L'Œil du masque de pierre » [1908] de l'Autrichien Bodo Wildberg et une nouvelle contemporaine de Nicholas Royle, « Le Leurre » [2010].
Les abonnés reçoivent un supplément en couleur.
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Un volume de 160 x 240, 192 p., 17 euros
isbn : 978-2-918061-19-9
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Nouveauté de août 2012
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En quête de l’Inconnu par Robert W. Chambers.

« La clarté diffuse qui s’attarde parfois après le départ des étoiles baignait la crique et la plage d’un éclat tremblant et nébuleux. J’entendis susurrer les courants sous le fracas adouci des rouleaux se brisant sur les rochers – jamais ce bruit ne m’avait paru aussi net. Puis, comme je fermais la fenêtre, je vis un homme debout dans l’eau qui lui arrivait aux chevilles, seul au sein de la nuit. Mais… était-ce bien un homme ? Car sa silhouette se mit soudain à courir à quatre pattes sur la grève, vive comme un scarabée, agitant ses membres comme si c’étaient des antennes. Avant que j’aie pu rouvrir la fenêtre, la créature plongea dans les vagues et, lorsque je repassai la tête au-dehors, sentant tomber sur moi une ondée glaciale, je ne distinguai rien hormis le jusant rampant sur la plage – je n’entendis rien si ce n’est le ronronnement des bulles sur le sable tourbillonnant. »

Science-fiction « biologique », aventures zoologiques et paléontologiques, ou quêtes désespérées de faux animaux et de créatures inconnues : voilà ce qui unifie ces nouvelles écrites entre 1896 et 1904 et rassemblées la même année sous forme de roman. Ouvrage méconnu, et longtemps sous-estimé, En quête de l’Inconnu mêle pourtant avec brio ironie, burlesque et romance, révélant ainsi le talent satirique de son auteur, plus connu jusqu’ici pour ses récits fantastiques et de terreur. La contextualisation indispensable à la lecture des aventures du Pr Farrago et de son secrétaire, Gilland, est donnée par Michel Meurger dans son étude « Le Monde perdu au parc du Bronx. Une version ludique de l’aventure zoologique ».

Un volume de 155 x 235, 306 p., 19 euros
isbn : 978-2-918061-18-2
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Nouveauté de juin 2012


Visage vert 20


Le Visage Vert n° 20 • Revue de littérature.

Au sommaire de ce numéro : Trois contes fantastiques de Émile Verhaeren, regroupés sous le titre générique de Contes de minuit [1884], non repris en volume depuis 1921 ; suivis par une étude inédite de Éric Lysøe (« Verhaeren ou l’art fantastique »). Une nouvelle fantastique allemande de Jakob Elias Poritzky (« L’Inconnu », 1913), suivie d'une étude de Michel Meurger : « Poritzky ou le sommeil de la raison ». Un essai fantastique inédit de Mary Shelley, « Des fantômes » [1824], précède trois nouvelles de fantômes : la première de Catulle Mendès (« L'Étang », [1868], la deuxième de l'Américaine Jane Pentzer Myers (« L’Esprit du maïs », [1901], et la troisième, parodique, de Jerome K. Jerome (« Le Moulin hanté » [1891]). Le numéro s'achève sur la seconde partie du dossier de François Ducos (première partie dans notre n° 18), consacré au « Gorille voleur de Femmes », s'attachant à évoquer le primate amateur de femmes dans les œuvres de fiction. Pour illustrer cette thématique, nous proposons une version révisée et complétée d'un conte de 1829 (« Les Pongos »), de l'Écossais James Hogg, jadis paru dans la Revue de Paris.
Les abonnés reçoivent un supplément en couleur.

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Un volume de 160 x 240, 192 p., 17 euros
isbn : 978-2-918061-17-5
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Nouveauté de mars 2012


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Exit Vienna
(roman) par Jean-Pierre Naugrette.

« Le petit homme, le vieillard levait les yeux. Il contemplait le ciel anglais clair délavé. Il marquait un temps d’arrêt, parfois quelques minutes. Puis il saisissait, non sans difficulté, le journal, poids disproportionné dans ses mains maigres. La plupart du temps, il ne touchait même pas aux gâteaux empilés sur une assiette. Il ne buvait pas son café, ou alors, une toute petite tasse, qui suffisait à colorer sa barbe blanche d’une tache brune. La plupart du temps, il somnolait. Souvent, il dormait, la tête protégée du soleil par un galurin à l’ancienne. D’après ce que l’on pouvait voir, c’était quelqu’un de très soigné. Lorsqu’il rejetait un instant le plaid, on distinguait très bien, surtout avec une vue plon­geante, qu’il portait un costume de tweed en riche laine, un gilet de la même étoffe, une cravate foncée à pois blancs. Pourquoi un tel raffinement, alors qu’il passait le plus clair de sa journée à somnoler, à dormir sous les branches ? »

Ancien normalien, agrégé d’anglais, Jean-Pierre Naugrette est professeur de littérature anglaise à Paris III. Spécialiste – entre autres – de R. L. Stevenson, il a publié R. L. Stevenson : l’aventure et son double (PENS, 1987), traduit L’Étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde (Le Livre de Poche bilingue), Le Creux de la vague (GF-Flammarion) et Le Jardin de poèmes enfantins en édition bilingue (Circé). Il est l’auteur de trois romans, Le Crime étrange de Mr Hyde (1998), Les Hommes de cire (2002 ; rééd. Visage Vert, 2010) et Les Variations Enigma (2006). Il a codirigé un colloque international Stevenson-Doyle à Cerisy, dont les actes ont paru en 2003 sous le titre Stevenson-Doyle : aventures de la fiction (Terre de Brume). Il est membre du Conseil de Rédaction de la Revue des Deux Mondes.
Illustration de couverture de Marc Brunier-Mestas.

Un volume de 145 x 215, 193 p., 15 euros
isbn : 978-2-918061-16-8
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Nouveauté de janvier 2012
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Divertissements transylvaniens
par Cristián Vila Riquelme.

« …ce fut quand j’éteignis ma lampe que les nautiles passèrent au-dessus de ma tête en laissant un sillage rose et lumineux ; alors, j’installai quelques filets et décidai de remonter à la surface, où mes yeux à l’apparence hallucinée surprirent à tel point mes compagnons, qu’au lieu de me demander quoi que ce soit, ils se contentèrent d’installer la bouée, retournant à Coquimbo en silence ; de ce moment, fasciné par le désir de me retrouver avec les nautiles, je revenais avec insistance à ce point du Pacifique marqué d’une bouée jaune et assez éloigné des côtes de Coquimbo et de la Serena, où en plus de la récolte d’immenses locos, picorocos, et autres fruits de mer tout aussi succulents, je continuai de découvrir que le monde sous-marin est encore plus vaste que la terre. »

Cristián Vila Riquelme, romancier, poète, essayiste, est né à Villalemana en 1955. S’exilant en Europe dans les années 70, il vécut à Berlin et à Paris où la majeure partie des textes de ce recueil ont été écrits. Il retourne au Chili en 1991, et s’installe à Horcón, village de pêcheurs de la côte Pacifique. Il a obtenu de nombreux prix pour ses œuvres poétiques et a collaboré à divers journaux et revues.
Postface de Roger Bozzetto.
Traduit de l’espagnol (Chili) par Philippe Muller.
Illustrations de Raúl Schneider.
Illustration de couverture de Marc Brunier-Mestas.

Un volume de 145 x 215, 205 p., 15 euros
isbn : 978-2-918061-15-1
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Ouvrages déjà parus

Nonnes par Michael Siefener
Double par Jean Collier.
Retour à Walker Alpha par Jean-Pierre Naugrette.
Les Hommes de cire par Jean-Pierre Naugrette.
Le Marais aux sorcières par Paul Busson.
Lamont par Anne-Sylvie Salzman.
La Sirène / Das Meerweib par Stepan Ueding.
L’Or Taillefert par Philippe Riviale.
Edgar Allan Poe par Hanns Heinz Ewers.
Yue Laou – Le Faiseur de lunes par Robert William Chambers.
Études sur la mort. Contes romantiques par Comte Stanislaus Eric Stenbock.
Du côté de… ; récits par Undine Gruenter.



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