Le Visage Vert : une revue de littérature

Depuis sa naissance en octobre 1995, le Visage Vert a publié 16 numéros (le dernier en date en juin 2009). Sous l’appellation générique de « Revue de littérature » (il s'intéresse au fantastique, mais aussi à l’anticipation ancienne, au bizarre, à l’absurde ou au mystère), le Visage Vert se présente comme une revue de découvertes, de traductions (ou de retraductions), d’essais et d’illustrations. Tel un archéologue dévoué aux marges de la littérature, le Visage Vert arpente les genres et les mouvements esthétiques liés à l’imaginaire.
À son actif, la publication de plus de 100 nouvelles, légendes et contes, soit près de 80 écrivains de différentes nationalités, de l’époque romantique allemande à nos jours (James Hogg, Max Beerbohm, Petrus Borel, R.W. Chambers, Le Fanu, C.W.S. Contessa, Algernon Blackwood, M. P. Shiel, Edward Lear, Lord Dunsany, Oliver Onions, Catulle Mendes, Edward Heron Allen, Edoardo Calandra, William Charlton, Sarban, Vernon Lee, Rhoda Broughton, Ernest Bramah, Friedrich Laun, Frédéric Boutet, Eric Stenbock, Michael Arlen, Owen Oliver, Arsène Houssaye, Bret Harte, Hanns Heinz Ewers, Mervyn Peake, Stephen Leacock, Bram Stoker, Horacio Quiroga, Mary Shelley, Arthur Machen, Musaüs, Leopoldo Lugones, Norbert Sevestre, Edward George Bulwer Lytton etc.). Autant d’essais également, d’articles de fond et de présentations d’auteurs, indispensables lorsqu’il s’agit de faire revivre les oubliés ou les laissés pour compte de l’histoire littéraire.
Ce projet s’est constitué au fil des numéros, au gré de la fantaisie de son directeur, Xavier Legrand-Ferronnière, et de ses collaborateurs, spécialistes de l’imaginaire, chercheurs internationaux, universitaires de tous horizons, traducteurs, amateurs tout simplement... Un seul objectif : faire partager avec ses lecteurs les plaisirs de la redécouverte d’auteurs et d’illustrateurs rares, de textes fondateurs et de mises en scène contextuelles érudites. La revue n’est pas attachée au seul patrimoine littéraire français (les auteurs du monde anglo-saxon sont majoritaires) ; elle souhaite explorer mieux encore d’autres domaines linguistiques, européens en priorité, mais aussi sud-américains ou asiatiques (un continent que nous aborderons dès le numéro 16 avec la précieuse assistance de Pierre Kaser et de Solange Cruveillé).
Hébergé chez Joëlle Losfeld du numéro 2 au numéro 13, le Visage Vert habite aujourd'hui chez zulma (n° 14, 15 et 16). Le numéro 16 est disponible en librairie depuis le 10 juin 2009. Il est, pour une bonne part, consacré à la sorcellerie dans la littérature allemande (avec des textes inédits de K.H. Strobl, Hans Watzlik, Michael Siefener et une étude monumentale de Michel Meurger). On trouvera également deux textes rares de Jules Lermina, des inédits de Johannes Auerbach, A.M. Burrage et Yuan Mei, et une étude sur Nick Carter par François Ducos. Voir le Sommaire.

☛ Sur ce site il est possible de commander les numéros 2 à 13 (paiement par chèque ou par Paypal). À partir du n° 14, les numéros ne sont disponibles qu'en librairie.

Le Visage Vert : un blog


☛ La revue anime un blog sur le site de Zulma.

Le Visage Vert : des ressources bibliographiques


☛ Une bibliographie (principalement de la littérature fantastique publié en France) en cours d'élaboration (mises à jour régulières...)

Le Visage Vert : une collection d'ouvrages


En outre, le Visage Vert s'est également lancé dans la petite édition, suivant la même démarche de découverte et de mise en lumière d'œuvres anciennes et contemporaines. Cinq titres déjà parus (voir ci-dessous) et quelques autres en préparation (H.H. Ewers, R.W. Chambers, Victor-Émile Michelet et Jules Lermina.)
les ouvrages qu'il est possible d'acheter en ligne (paiement par chèque ou par Paypal).
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Nouveauté de mai 2009
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Lamont par Anne-Sylvie Salzman, illustrations de Stepan Ueding.

« Bientôt il se vit dans la lande, botté d’argent, courant sous un ciel splendide ; un tout petit enfant menait par un licol une paire de biches aux oreilles translucides. Bale, des larmes de bonheur aux yeux, laissa passer puis s’éloigner l’enfant, et partit de l’autre côté. »
C'est à une exploration inquiète et subtile de cet autre côté, de ses fantômes, de ses monstres et de ses regrets, qu’invitent les huit nouvelles qui composent Lamont.

Anne-Sylvie Salzman est l’auteur d’Au bord d'un lent fleuve noir (Joëlle Losfeld, 1997) et de Sommeil (José Corti, 2000). Lamont est son premier recueil de nouvelles. « Meannanaich » et « Mémoire de l’œil » ont été publiés dans Le Visage Vert et dans les anthologies de Tartarus Press, Strange Tales I et II.
Stepan Ueding, Berlinois d’adoption, est peintre et illustrateur et collabore régulièrement à la revue Le Visage Vert.

Un volume de 145 x 215, 140 p., 12 euros
isbn : 978-2-918061-06-9
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Le Marais aux sorcières par Paul Busson.

« Je traversai un petit bosquet de bouleaux. La bruine rendait le sentier sinueux encore plus impraticable, et la terre boueuse aspirait mes pieds à chaque pas. Lorsque j’eus atteint l’orée du boqueteau, je vis, en retrait du chemin, l’un de ces petits tableaux que la piété populaire avait autrefois coutume de placer en des lieux où quelqu’un avait trouvé une mort violente. D’après ce que je parvins à distinguer de cette peinture grossière et fortement délavée, celle-ci témoignait, elle aussi, d’un malheur peu ordinaire qui s’était produit à cet endroit. Sous un ciel violacé dans lequel trônait une Vierge à l’enfant, nimbée d’une couronne de rayons dorés, on pouvait voir une fillette agenouillée, vêtue d’une robe rouge, qui se tenait bien droite et levait les mains vers les cieux. Sur le côté, un terrible monstre pourvu de longues défenses de sanglier, mais dont la forme et l’espèce étaient difficilement définissables, perçait à travers de sombres sapins et s’approchait à la dérobée. “Kreszentia Pöchgraber, âgée de huit ans, fut ici sauvagement… par un…” déchiffrai-je péniblement. Un coin de la plaque de bois peinte s’étant brisé, le reste du récit avait disparu. »

Auteur encore méconnu en France, l’Autrichien Paul Busson (1873-1924), dont nous proposons ici la première traduction française du Marais aux sorcières (1923), est un explorateur des mystères montagnards et sylvains. L’essayiste Michel Meurger (Grand Prix de l’Imaginaire 2007), maître d’œuvre de cette édition critique, tisse à partir de la nouvelle de Busson et d’un texte inédit en français de Friedrich de la Motte Fouqué, « La Louve blanche » (1812), une passionnante étude consacrée aux femmes fauves et au marais fantastique, « La Comtesse louve en ses paluds ».

Un volume de 145 x 215, 118 p., 11 euros
isbn : 978-2-918061-05-2
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Ouvrages déjà parus

Nonnes par Michael Siefener
Double par Jean Collier.
Retour à Walker Alpha par Jean-Pierre Naugrette.



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