Le Visage Vert : une revue de littérature

Depuis sa naissance en octobre 1995, le Visage Vert a publié 19 numéros (le dernier en date de novembre 2011). Sous l’appellation générique de « Revue de littérature » (il s'intéresse au fantastique, mais aussi à l’anticipation ancienne, au bizarre, à l’absurde ou au mystère), le Visage Vert se présente comme une revue de découvertes, de traductions (ou de retraductions), d’essais et d’illustrations. Tel un archéologue dévoué aux marges de la littérature, le Visage Vert arpente les genres et les mouvements esthétiques liés à l’imaginaire.
À son actif, la publication de plus de 100 nouvelles, légendes et contes, soit près de 80 écrivains de différentes nationalités, de l’époque romantique allemande à nos jours (James Hogg, Max Beerbohm, Petrus Borel, R.W. Chambers, Le Fanu, C.W.S. Contessa, Algernon Blackwood, M. P. Shiel, Edward Lear, Lord Dunsany, Oliver Onions, Catulle Mendes, Edward Heron Allen, Edoardo Calandra, William Charlton, Sarban, Vernon Lee, Rhoda Broughton, Ernest Bramah, Friedrich Laun, Frédéric Boutet, Eric Stenbock, Michael Arlen, Owen Oliver, Arsène Houssaye, Bret Harte, Hanns Heinz Ewers, Mervyn Peake, Stephen Leacock, Bram Stoker, Horacio Quiroga, Mary Shelley, Arthur Machen, Musaüs, Leopoldo Lugones, Norbert Sevestre, Edward George Bulwer Lytton etc.). Autant d’essais également, d’articles de fond et de présentations d’auteurs, indispensables lorsqu’il s’agit de faire revivre les oubliés ou les laissés pour compte de l’histoire littéraire.
Ce projet s’est constitué au fil des numéros, au gré de la fantaisie de son directeur, Xavier Legrand-Ferronnière, et de ses collaborateurs, spécialistes de l’imaginaire, chercheurs internationaux, universitaires de tous horizons, traducteurs, amateurs tout simplement... Un seul objectif : faire partager avec ses lecteurs les plaisirs de la redécouverte d’auteurs et d’illustrateurs rares, de textes fondateurs et de mises en scène contextuelles érudites. La revue n’est pas attachée au seul patrimoine littéraire français (les auteurs du monde anglo-saxon sont majoritaires) ; elle souhaite explorer mieux encore d’autres domaines linguistiques, européens en priorité, mais aussi sud-américains ou asiatiques (un continent que nous abordons dans le numéro 16 avec la précieuse assistance de Pierre Kaser et de Solange Cruveillé).

Hébergé chez Joëlle Losfeld du numéro 2 au numéro 13, le Visage Vert a ensuite été relancé chez Zulma pour les numéros 14, 15, 16 et 17. À partir du numéro 18 (juin 2011), la revue est désormais éditée par Le Visage Vert lui-même. Il redevient semestriel et il est possible de s'abonner. Voir la description ci-dessous des deux numéros de la nouvelle formule parus en 2011.
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☛ Sur ce site il est possible de commander les numéros 2 à 16, puis à partir du n°18 (paiement par chèque ou par Paypal). Attention : les n° 1 et 17 sont épuisés. Pour ce dernier numéro, une bonne partie du stock a été "perdu" (véridique) par l'ancien distributeur. Si quelqu'un remarque des piles de VV17 en solderie ou autre, merci de me prévenir !

Le Visage Vert : un blog


☛ La revue anime un blog qui complète ce site et fait office, quand la place nous manque dans la revue, de cahier critique.

Le Visage Vert : des ressources bibliographiques


☛ Une bibliographie (principalement de la littérature fantastique publié en France) en cours d'élaboration (mises à jour irrégulières...)

Le Visage Vert : une collection d'ouvrages


En outre, le Visage Vert s'est également lancé dans la petite édition, suivant la même démarche de découverte et de mise en lumière d'œuvres anciennes et contemporaines. Treize titres déjà parus, dont le dernier, est un recueil de récits fantastiques du Chilien Cristián Vila Riquelme (voir ci-dessous). Quelques autres sont en préparation pour 2012 (Robert W. Chambers, traduit par Jean-Daniel Brèque, Jules Lermina, etc.)
les ouvrages qu'il est possible d'acheter en ligne (paiement par chèque ou par Paypal).
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Nouveauté de janvier 2012
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Divertissements transylvaniens
par Cristián Vila Riquelme.

« …ce fut quand j’éteignis ma lampe que les nautiles passèrent au-dessus de ma tête en laissant un sillage rose et lumineux ; alors, j’installai quelques filets et décidai de remonter à la surface, où mes yeux à l’apparence hallucinée surprirent à tel point mes compagnons, qu’au lieu de me demander quoi que ce soit, ils se contentèrent d’installer la bouée, retournant à Coquimbo en silence ; de ce moment, fasciné par le désir de me retrouver avec les nautiles, je revenais avec insistance à ce point du Pacifique marqué d’une bouée jaune et assez éloigné des côtes de Coquimbo et de la Serena, où en plus de la récolte d’immenses locos, picorocos, et autres fruits de mer tout aussi succulents, je continuai de découvrir que le monde sous-marin est encore plus vaste que la terre. »

Cristián Vila Riquelme, romancier, poète, essayiste, est né à Villalemana en 1955. S’exilant en Europe dans les années 70, il vécut à Berlin et à Paris où la majeure partie des textes de ce recueil ont été écrits. Il retourne au Chili en 1991, et s’installe à Horcón, village de pêcheurs de la côte Pacifique. Il a obtenu de nombreux prix pour ses œuvres poétiques et a collaboré à divers journaux et revues.
Postface de Roger Bozzetto.
Traduit de l’espagnol (Chili) par Philippe Muller.
Illustrations de Raúl Schneider.
Illustration de couverture de Marc Brunier-Mestas.

Un volume de 145 x 215, 205 p., 15 euros
isbn : 978-2-918061-15-1
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Nouveautés de novembre 2011
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Le Visage Vert n° 19 • Revue de littérature.

Au sommaire de ce numéro : « La Cité des tortures » [1906] : une nouvelle de René Thévenin tirée du Journal des voyages et commentée par Michel Meurger : « Célestes ou infernaux ? ». L'évocation fantasmatique début de siècle de la Chine vue par Thévenin est complétée par un récit de torture de l'explorateur anglais Harry de Windt (« L’Oiseau gris » [1910]), et d'un second commentaire de Michel Meurger : « Un bestiaire de la cruauté». Suivent : une ghost story victorienne de Rhoda Broughton (« La Vérité, toute la vérité et rien que la vérité » [1868]), un conte romantique de Ernst Raupach (« Le Voyage » [1823]), un article de François Ducos sur l'illustrateur Jacques Leclerc, une fiction moderne américaine de H. V. Chao et une fantaisie “paléontologique” — proposée par Norbert Gaulard — de Théophile Bergerat (« Curieux assassinat du professeur Gusmaüer » [1904]. Les abonnés reçoivent un supplément en couleur.

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Un volume de 160 x 240, 192 p., 17 euros
isbn : 978-2-918061-14-4
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Du côté de… ; récits par Undine Gruenter.

Née à Cologne en 1952, Undine Gruenter est l’auteur de nombreux romans à l’écri­­­ture finement ciselée. Elle a vécu plus d’une décennie à Paris, où elle est décédée en 2002.
De ces années parisiennes sont issues les trois miniatures (non fantastiques) traduites ici, extraites du recueil allemand Pariser Libertinagen, paru en 2005.


Un volume de 9 x 10, 32 p., 5 euros
isbn : 978-2-918061-13-7
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Nouveauté de juillet 2011
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Contes surhumains par Victor-Émile Michelet.

« Quand je relevai la tête, la stupeur me tint immobile sur mon fauteuil. Devant moi, dans la lumière de la lampe, une extraordinaire vision avait envahi ma chambre. Une femme nue, debout sur un sphinx. De ce phantasme soudain je perçus tous les détails avec une extraordinaire précision. Le sphinx paraissait un animal vivant, d’un volume à peu près égal à celui d’un cheval. Ah ! c’était bien la sibylline bête dont la griffe opprima la courageuse poitrine d’Œdipe. Il évoluait dans l’air, ses deux vastes ailes d’aigle éployées avec la grâce de la force. Son corps, blanc comme les marbres, frémissait d’énergie domptée. Mon imagination, accoutumée à se représenter ce monstre allégorique dans la sereine immobilité que lui attribuèrent les statuaires de l’ancienne Égypte, s’étonna tout d’abord de voir la vibration d’une vie surnaturellement intense dans cet être, dans cette tête humaine, d’une douloureuse et tranquille beauté, dans ses flancs de taureau, dans ses pattes de lion, dans ses ailes d’aigle qui se heurtaient aux murailles de ma chambre, comme impatientes d’espaces illimités. »

Placé sous les figures tutélaires de Claude de Saint-Martin, Poe, Nerval, Baudelaire, Éliphas Lévi, Villiers de l’Isle-Adam et de P.F.G. Lacuria (l’abbé Gaspard), ce volume de contes surhumains du poète ésotérique Victor-Émile Michelet (1861-1938) témoigne d’une grande puissance visionnaire, où s’unissent étroitement ésotérisme et symbolisme.
Frontispice en couleurs d’Auguste Rodin
Introduction et postface de Delphine Durand

Un volume de 145 x 215, 249 p., 19 euros
isbn : 978-2-918061-12-0
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Nouveauté de juin 2011
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Le Visage Vert n° 18 • Revue de littérature.

Au sommaire de ce numéro : « Le Loup de Salem » [1909] : une nouvelle inédite d'Howard Pyle (et illustrée par lui) sur le thème de la sorcellerie, suivi d'un bel essai de Michel Meurger : « Les Sorcières de Salem et la fiction américaine ». Viennent ensuite une nouvelle fantastique de Robert Barr (« La Vengeance du mort » [1894]), un récit humoristique de science-fiction par Jean Bréchal (« L’Opération merveilleuse du professeur Brigdmann » [1900]), un récit de terreur victorien par Amelia B. Edwards (« Une terreur en chemin de fer » [1856]), suivi de son plagiat par Georges Price (« Une heure d’express » [1910]) et, du même, un récit d'anticipation : « Le Roi du Léthol » [1910]. Cette copieuse partie de varia s'achève sur la traduction de deux nouvelles inédites de l'Allemand Alexander Moritz Frey (« Le Curieux » [1928], « Périple » [1921]) et d'un article biographique de cet auteur par Robert N. Bloch. Le dossier de ce numéro a été concocté par François Ducos. Il s'agit d'un premier article — abondamment illustré — consacré au Gorille voleur de femmes, complété par deux nouvelles de Bénédict-Henry Révoil (« La Vengeance du singe » [1878]) et de Gervèsis Malissol (« Un drame au pays des gorilles » [1897]). Les abonnés reçoivent un supplément en couleur.

Voir le sommaire

Un volume de 160 x 240, 192 p., 17 euros
isbn : 978-2-918061-11-3
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Nouveauté de mars 2011
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Études sur la mort. Contes romantiques par Comte Stanislaus Eric Stenbock.

« Les histoires de vampires se déroulent généralement en Styrie ; la mienne également. La Styrie n’est pas du tout cette contrée romantique décrite par ceux qui ne se sont certainement jamais rendus sur place. C’est un pays plat, inintéressant, uniquement célèbre pour ses dindons, ses chapons et pour la stupidité de ses habitants. Généralement, les vampires arrivent de nuit, dans des attelages menés par deux chevaux noirs.
Notre vampire arriva plus trivialement par le train, et au milieu de l’après-midi. Vous devez penser que je plaisante, ou peut-être que par le mot “Vampire” je sous-entends un vampire de la finance. Mais non, je suis tout à fait sérieuse. Le vampire dont je parle… était un vrai vampire. »

Figure singulière du mouvement décadent, le comte Stanislaus Eric Stenbock (1860-1895), mi-anglais, mi-estonien, aura cédé à tous les excès que lui permettait sa fortune, sans connaître de son vivant la moindre reconnaissance littéraire. L’immortalisent ces Études sur la mort parues en 1894 à Londres et pour la première fois traduites en français.

Un volume de 145 x 215, 125 p., 11 euros
isbn : 978-2-918061-10-6
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Ouvrages déjà parus

Nonnes par Michael Siefener
Double par Jean Collier.
Retour à Walker Alpha par Jean-Pierre Naugrette.
Les Hommes de cire par Jean-Pierre Naugrette.
Le Marais aux sorcières par Paul Busson.
Lamont par Anne-Sylvie Salzman.
La Sirène / Das Meerweib par Stepan Ueding.
L’Or Taillefert par Philippe Riviale.
Edgar Allan Poe par Hanns Heinz Ewers.
Yue Laou – Le Faiseur de lunes par Robert William Chambers.



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